Bonjour,
Je peux maintenant l’annoncer officiellement : j’ai franchi le Rubicon de l’auto-hébergement : le fait d’héberger ses serveur(s) et/ou service(s) Internet chez soi pour TOUS mes outils Internet.
Depuis plusieurs années, j’expérimentais et testais différentes solutions pour héberger des services sur des serveurs dédiés ou directement chez moi. Quelques-un·e·s de mes client·e·s ont eu l’occasion de s’en servir.
Je relançais le dossier régulièrement à l’approche de la date anniversaire de mon contrat d’hébergement pour le courriel et les serveurs web.
J’ai saisi l’opportunité cette année.
Infrastructure technique#
J’utilise une machine sous Linux Debian sur laquelle je m’appuie sur des services Docker.
Je me sers du proxy inverse NPM (Nginx Proxy Manager).
Pour la messagerie électronique, j’utilise Mailcow.J’ai choisi d’utiliser cet outil « packagé » même si, en général, je préfère rester le plus indépendant possible.
Des motivations à changer#
Parmi les motivations clefs, voici les plus stratégiques :
- Recouvrer plus de liberté pour installer tout ce que je souhaite sans
- être bridé par une stratégie décidée par d’autres ni
- limité par la technologie, qui n’évolue plus véritablement et qui se repose sur ses lauriers.
- Disposer de fonctionnalités qui étaient parfois bridées, à tort, selon moi, par l’hébergeur.
- pouvoir déployer des services modernes à haute valeur ajoutée ;
- ne plus pénaliser les utilisateurs·trices du réseau Tor qui me font l’honneur de leur visite (dont moi-même) ;
- aller vers une vision de l’Internet qui me convient mieux ;
- et plus largement du monde.
Tout cela peut paraître bien abstrait d’autant que je ne souhaite pas dévoiler tous les points qui me gênaient dans la situation précédente mais, croyez-moi, cela se traduisait par des choses extrêmement concrètes.
Déjà de grandes satisfactions#
Je me sens déjà bien plus léger et j’ai déjà trouvé de nombreuses raisons d’être satisfait de mon choix.
Pour commencer je me sens mieux d’avoir enfin tourné le dos à des pratiques commerciales qui vont à l’encontre de ma vision du monde.
De même pour des approches technologiques et techniques et des choix structurels que j’estime profondément ineptes et irréfléchis. Des tas d’autres existent dans le nouveau monde, mais je peux choisir de ne pas y souscrire. Jusqu’à présent, je devais subir en rongeant mon frein.
Un exemple : le remplissage des zones DNS avec des tas d’enregistrements que je n’avais jamais demandés et dont je ne me suis jamais servi. Ajoutez un développement sans doute de très mauvaise facture de l’interface de gestion, et je me retrouvais régulièrement avec des messages « ce site ralentit votre navigateur » et des délais d’attente inacceptables pour effectuer des opérations très simples.
J’ai déjà rencontré d’immenses joies et satisfactions en me confrontant à différents outils que je ne pouvais pas réellement tester sans passer le cap d’un serveur dédié (les tester hors ligne n’est pas du tout la même chose).
Elle était déjà bien plus avancée que celle de la plupart des gens, j’ai encore pu perfectionner ma stratégie de gestion des courriers électroniques.
Dorénavant, je dispose librement :
- d’un catch-all (voiture-balais, ramasse tout ce qui reste) ;
- de nombreux services :
Rspamdpour la protection contre le spam ;ClamAVpour l’antivirus ;SievedeDovecotpour les traitements automatisés et- un outil de gestion intégré, simple d’utilisation et rempli de choses utiles pour faciliter la vie d’un gestionnaire.
Des promesses et des espoirs#
Cette migration est pour moi l’occasion d’effectuer un grand saut technologique qui devenait indispensable.
J’ai pu la faire sans engager des frais, bien au contraire puisque je me retire la charge d’un hébergement externe.
Je peux maintenant envisager d’étendre ou de développer l’outil très largement. Les possibilités sont innombrables, même si je sais que je ne pourrai pas tout faire : la machine que j’utilise n’est pas toute jeune et certaines applications comme MongoDB exigent des choses dont je ne dispose pas.
Trop facile#
Bien sûr, je pouvais faire (et je faisais) déjà de belles choses. J’avais déjà réalisé ce saut plusieurs fois sans concrétiser la bascule.
Il n’a pas été difficile pour moi de passer ce cap.
Voilà, c’est fait…
Vieux motard que j’aimais.
Note#
J’avais d’abord décidé de me servir d’un outil comme Coolify et Dokploy. Après plusieurs essais dans ce sens, je pense que ces outils ne sont suffisamment aboutis et sérieux pour moi.
- J’aime les valeurs sûres sans surprise.
- Je préfère maîtriser ce que je fais quand je fais quelque-chose.
Au plaisir,
Marc JESTIN
https://marcjestin.fr